E-commerce, le Père Noël n’est plus une ordure

31 janvier 2008

Depuis le règlement judiciaire de la triste affaire pèrenoel.fr à l’ère folle de la bulle Internet, il y a belle lurette que l’on sait, qu’en matière de commerce électronique, le Père Noël n’est plus une ordure!

BD08 - Père Noel E-commerce 2007

L’Acsel (Association pour le Commerce et les Services en Ligne) puis la Fevad (Fédération des Entreprises de Vente à distance) ont publié successivement leurs chiffres, ce qui présente l’avantage de permettre un éclairage stéréophonique, les deux baromètres se complétant à merveille.

Selon Mediamétrie, 2 internautes sur 3,  soit 20 millions de personnes achètent désormais en ligne. Le commerce électronique peut être estimé à 16 Milliards d’euros en France en 2007 et même 19 Mds€ en comptant les services en ligne (voyage, services financiers, etc…)

3 enseignements peuvent être tirés:

  1. la croissance de l’e-Commerce ne se ralentit pas. Elle est en France de 37% pour 2007. Sur le marché américain, pourtant beaucoup plus mature elle a tout de même été de 28% dans la même période! Elle est la résultante du nombre des nouveaux accédants à Internet, de la croissance du nombre d’achat individuels dans l’année, ainsi que celle du panier moyen (93€)!
  2. Le phénomène du « long tail » devrait produire ses effets en 2008:  70% du commerce en ligne reste encore fait en 2007 par les 20 plus gros sites. Mais le nombre croissant de PME qui commercialisent en ligne (2 nouveaux sites d’e-commerce se créent  chaque  minute en France) devrait progressivement rééquilibrer la contribution des PME au chiffre d’affaire global du e-commerce.
  3. La satisfaction est en hausse, ce qui présage bien de l’avenir. La période de Noël est traditionnellement une période à grosse contribution (4 cadeaux sur 10 ont été achetés en ligne), mais aussi à risque (la  date fatidique du 24 décembre à ne pas manquer)! En 2007, la satisfaction qui avait déjà fait un bond l’année dernière a continué de progresser (96,9%), preuve que le dialogue constant entre les E-commerçants, la poste et les entreprises de logistique a été payant!

IA ?

24 janvier 2008

Notre petit monde technologique, qui n’est pourtant pas avare de concepts ni de mots ronflants pour annoncer urbi et orbi les moultes promesses (vraies ou fausses) de la fée Internet, peine à trouver l’expression juste qui puisse nous faire comprendre de manière simple la réalité de cette évidence : l’internet est aujourd’hui un des piliers de nos vies quotidiennes.

Que constate-t-on ? Pour faire BD09 - IA - Internet ambiant & lapinscourt (la loi du blog), d’une part un réseau (ou plus exactement des réseaux) toujours plus largement disponibles, toujours plus haut débit et d’autre part une demande des utilisateurs à accéder « anywhere, anytime » à des services sans couture sans se soucier de savoir s’ils sont ou non en situation de mobilité, s’ils sont ou non au boulot ou à la maison, s’ils sont ou non à une heure ouvrable.

… ajoutez à cela une filière de professionnels (prestataires de services, opérateurs techniques, facilitateurs, de tous ordres, …) à même de faire fonctionner le tout et on dispose d’un Internet ambiant ! CQFD

Bill, l’homme qui voulait vivre sa 2ème vie

14 janvier 2008

Copie de BD06 -  BillG CES2008 Gris.JPG a Copie de BD06 -  BillG CES2008 Gris.JPG b

Rideau, Bill raccroche!

C’est un humoriste britannique qui disait que la célébrité c’était se démener toute sa vie pour être connu, et porter ensuite des lunettes de soleil pour éviter d’être reconnu.

A propos de Bill Gates, on pourrait transposer cette affirmation en faisant remarquer  que la richesse, c’est se démener  la première partie de sa vie pour amasser l’une des plus grosses fortunes au monde, pour   la dépenser généreusement ensuite.

Donc, Bill raccroche vraiment. Rideau! C’est ce qu’il est venu rappeler au Consumer Electronic Show (CES),  la grand-messe de l’industrie electronique Grand Public à Las Vegas, lors de son dernier Keynote Speech. Il quittera Microsoft en Juillet à la fin de son exercice fiscal.

La prochaine Digital Decade ? connecter les gens !

En une heure de show Bill Gates a donné sa vision des années à venir. « Circulez, y a rien à voir! » disent déjà les esprits chagrins. A vous de vous faire votre propre idée néanmoins. Et pour ceux qui n’ont pas le temps, en voici un court résumé.

La première « Décade digitale » a permis d’accroitre le parc de PC d’un milliard d’unités, de connecter sur les réseaux mobiles 40% de la population mondiale, et d’offrir le haut débit à 250 Millions de personnes. Elle a bouleversé l’industrie des médias: l’édition, la presse et les magazines sont au milieu du gué; l’industrie de la photo est désormais totalement numérique, celle de la musique et de la vidéo suivent.

Et La prochaine décade ? Simple. Elle permettra de mieux connecter les hommes entre eux (ça y est, Bill vient de découvrir le Web 2.0 ! poursuivent les esprits toujours chagrins) avec trois grandes tendances :

  1. Le développement de contenus haute définition, désormais protéïformes, présents directement sur les surfaces des bureaux ou projetés sur des murs, avec des représentations en 3D qui transformeront l’expérience d’achat en ligne et les contacts via les réseaux sociaux.
  2. L’accès aux services se généralisera à tous les terminaux (La TV bien sûr, l’automobile, le fameux frigo connecté, mais aussi la table basse du salon avec Microsoft Surface etc…) qui de surcroît vous faciliteront la vie car ils connaîtront votre contexte
  3. Enfin, l’interface utilisateur limitée jusque-là aux claviers et aux écrans tactiles va évoluer considérablement:  reconnaissance vocale , surfaces intelligentes analysant les objets et les gestes(allez voir c’est assez spectaculaire), capture des mouvements (la Wiimote n’est que le début)… Bref on n’a pas fini de s’enthousiasmer !

I’m a Rich lonesome Bill, and a long long way from home

Et Bill, que va t-il faire maintenant ? BD07 -  portrait BillG CES2008 N&B

Pour le savoir, je vous conseille le petit clip en clin d’oeil où Bill contacte ses copains pour évoquer son proche avenir: Bono, George Clooney Barack Obama, Hillary Clinton, Al Gore – mais pas Bush tiens ;-) – pour finir en musique!

Au final, Bill prendra ses fonctions à temps complet en juillet au sein de la Foundation Bill & Melinda Gates. Une fondation dirigée par une vraie iron Lady, Patty Stonesifer. J’ai eu l’occasion de travailler dans sa division à l’époque où elle était chez Microsoft. On peut compter sur elle pour que les 37 Milliards de dollars (quand même) de la fondation soient utilisés à bon escient!

Alors Bill va t-il vraiment abandonner le logiciel ? Il nous a quand même livré une confidence: sur les programmes de développement de la santé et de l’éducation, il va continuer à s’intéresser au logiciel !

L’Hypermodernité

9 janvier 2008

Lu pendant les vacances (on ne dira jamais le bienfaitExamen clinique. Journal d'un hypermoderne de se déconnecter), sur les conseils de notre amie Françoise (qui se reconnaîtra), un livre stimulant (et parfois agaçant) de François Ascher, intitulé « Examen clinique : journal d’un hypermoderne » (Éditions de l’aube – 2007).

L’agacement est à laisser de côté pour ne retenir que les pistes nombreuses de réflexions que ce document ouvre à son lecteur. J’en veux pour preuve l’extrait suivant :

« … Pour un électeur, il est aussi difficile de « donner sa voix » à un élu avec lequel, nécessairement, il ne partage probablement que quelques positions. Ce nouveau contexte explique en partie le succès de la notion de gouvernance : la démocratie représentative nécessite de nouvelles modalités d’élaboration des décisions publiques, pour permettre aux élus de produire et de représenter des majorités d’opinion. Il ne s’agit pas d’une démocratie participative, mais de démarches de consultation et de concertation qui doivent permettre à la démocratie représentative de s’adapter à une complexité sociétale largement nouvelle.

Tribune et microsLa complexité croissante de la société a aussi pour conséquence de ne pas donner naissance à des sociétés multiculturelles au sens ou celles-ci seraient comme des mosaïques de communautés intégrant à nouveau les individus dans un seul groupe d’appartenance pour l’ensemble de leurs activités et de leurs valeurs. Mais elle fait émerger des sociétés d’individus que l’on pourrit qualifier de multi-cartes, qui adhèrent librement, momentanément et simultanément à plusieurs « clubs sociaux », parfois très divers. La variété culturelle aidant, cela produit plutôt des individus éclectiques et cosmopolites. Ce sont les individus qui sont multiculturels, plus que les sociétés. Ils sont aussi porteurs de revendications nouvelles qui poussent au développement de nouveaux droits individuels, pour les femmes, les enfants, les homosexuels, les handicapés, etc, …, et qui portent sur tous les domaines de la vie, au travail, dans la culture, dans les relations interpersonnelles, dans la ville … On ne peut que s’en réjouir, car cela s’inscrit dans une dynamique républicaine qui est loin d’avoir épuisé son potentiel de progrès. Mais, et c’est d’une certaine manière un peu paradoxal, ces nouveaux droits individuels exigent de plus en plus de puissance publique pour les promouvoir et pour les défendre. Ainsi le processus d’individualisation, qui l’un des caractères centraux d’une modernité loin d’être achevée, engendre-t-il, en contrepartie des régulations collectives. Celles-ci s’organisent à diverses échelles territoriales, du plus local au plus international, et utilisent de nouveaux dispositifs techniques.

Un autre trait de l’hypermodernité, qui nécessite une certaine créativité institutionnelle et constitutionnelle, est la place prise par les sciences et les techniques dans nos sociétés. Peut-être nécessite-t-elle un quatrième pouvoir, en plus du législatif, de l’exécutif et du judiciaire, qu’on pourrait appeler le pouvoir d’instruction, d’expertise et d’information, qui aurait la responsabilité, indépendante, d’organiser l’expertise et la contre-expertise, et plus généralement de produire et de diffuser les informations nécessaires aux décisions publiques. »

On ne saurait mieux dire.

Bilan 2007: i-Phone, lancement de l’année ?

7 janvier 2008

BD05 Job&iPhone B&W

Début 2007, Steve Jobs annonçait qu’Apple allait produire prochainement son propre téléphone.

Rarement lancement dans l’ histoire de l’électronique grand public aura été autant médiatisé! C’est, sans   conteste,  la première réussite d’Apple: avoir su créer l’évènement le  plus attendu de l’année,  avec une interrogation   implicite:  après avoir  créé l’informatique grand-public, réinventé le cinéma d’animation et bouleversé l’industrie de la musique, Steve Jobs réussira t-il à transformer le marché des Télecoms ?

Il semble que oui! Apple devrait annoncer la semaine prochaine à Macworld Expo que 4 M d’iphones ont été vendus depuis leur lancement en Juin 2007.

C’ est un chiffre qui peut paraître faible en regard des 350 M de téléphone vendus par Nokia chaque année, mais qui doit sûrement faire réfléchir à Redmond. Apple semble en effet en passe de réussir son pari de vendre 10 M d’iphones à fin 2008, au prix il est vrai d’un coûteux réajustement tarifaire sur le fil. Comparativement Microsoft aura mis 10 ans pour  totaliser des ventes annuelles proches de  20 millions d’exemplaires de Windows mobile même si le marché visé – le marché entreprise – est très différent du marché grand public. Les chiffres consacrent donc Apple comme le champion incontestable de l’ergonomie et du marketing. Un coup de maître pour un coup d’essai sur un marché difficile, même si ce terminal comporte encore quelques imperfections: son prix, son poids (165g), l’absence de 3G,  une autonomie faible, encore beaucoup de limitations fonctionnelles et surtout, pas d’ouverture pour le moment à des offres logicielles de partenaires  développeurs.

L’autre réussite d’Apple est d’avoir su bousculer le jeu des acteurs en imposant son modèle économique aux acteurs Télecom. Un revenu « premium » tiré d’un pourcentage du revenu « Air Time« . Une belle entorse à la  sacro-sainte règle qui voulait qu’un opérateur ne partage jamais les revenus de communications avec ses partenaires.  Mais il est vrai que sur beaucoup de marchés proches, la croissance n’est plus la même que par le passé

Sur le long terme, les opérateurs mobiles s’en mordront-ils les doigts comme le font actuellement les majors de la musique? Il est encore un peu tôt pour le dire!

En tout cas,  pour le moment la capitalisation boursière d’Apple est au plus haut et le consommateur est gagnant, même s’il est vrai que les forfaits restent encore élevés .

Nokia, Samsung et Sony Ericsson vont contre attaquer. Google prépare sa riposte (nous aurons l’occasion d’y revenir).  Yahoo et E-bay affinent leur stratégie mobile. Et on peut compter sur Microsoft pour tirer les enseignements de ce lancement.  

Nul doute que le paysage sur les mobiles en sorte transformé à l’issue de cette nouvelle année!

Meilleurs Voeux 2008

2 janvier 2008

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                                                2008 !

                             pour une année

                       connectée & ludique

 

Copilot Partners : une certaine vision du monde (numérique) à suivre épisodiquement sur notre blog dessiné : http://blog.copilotpartners.com

 

Un blog pourquoi faire ?

21 décembre 2007


« Demande toi si ce que tu vas dire est plus important que le silence. ». Telle est la question récurrente qui nous hantait à chaque tentative d’écriture sur notre blog.

Un blog de plus, pour quoi faire ? A quoi bon faire entendre une voix supplémentaire dans une blogosphère déjà passablement encombrée. Quelle place dans un concert déjà assourdissant ? Quelle valeur ajoutée apporter ?

Mais, à la lecture fébrile et – est-il encore utile de le dire ? – chronophage de nombreux blogs de qualité, il nous a semblé qu’il y avait une place pour notre duo.

3 règles de base se sont imposées à nous.

  • - Se concentrer sur l’analyse des tendances de l’économie numérique, en évitant le commentaire à chaud.
  • - Pas de périodicité fixe,
  • - Faire le pari du Blog Dessiné.

Here we go !

Les Copilot Brothers

 

 

Parthenay : ville 2.0

28 juin 2007

Participation hier à une réunion publique à Parthenay pour ’Imaginer ensemble la ville Web de demain à Parthenay ». Comme d’habitude si j’ose dire, confrontation stimulante avec la réalité du terrain.

Cette première réunion avait pour objectif d’initier le dialogue avec la population pour mieux identifier les envies et les attentes en matière d’usages et de services que les technologies rendent chaque jour plus facile.

En présence du maire, Xavier Argenton, une trentaine de personnes ont donc participé à cette première rencontre et décision a été prise de renouveler l’expérience plusieur fois d’ici la fin de l’année pour élaborer un cahier de préconisation qui aura vocation à alimenter la réflexion de la mairie dans le cadre de son programme de ville numérique.

Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée le 11 juillet prochain.