Silicon valley - juin 08

10 juin 2008

Toute la semaine dernière j’ai pu faire un voyage d’étude des plus intéressant en Silicon Valley sous les hospices de l’acsel qui en était l’organisatrice (voir à ce sujet le blog du voyage).

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La silicon est un écosystème en constante évolution. On y compte de grands disparus (Silicon Graphics in memoriam), des rachetés (Macromedia) et de brillants entrants (nous ne reviendrons pas sur la success story Facebook). La silicon fonctionne sur le mode binaire ce qui parait somme toute légitime : deux autoroutes (la 101 et la 280) ; deux universités incontournables (Berkeley & Stanford dont entre parenthèse sont sortis Google, sun, cisco, hp, yahoo et j’en passe …) et deux villes de références (San Francisco au nord et San José au sud).

La baie capte 36% de la totalité des investissements des Krisqueurs (en second arrive la Nouvelle angleterre avec 10%) et malgré la crise il y a toujours progression.

Quand on visualise une carte des implantations de la région, même si elle n’a plus de silicon que le nom, on reste ici au cœur de l’Internet qui comme chacun sait a propension à devenir incontournable dans notre monde professionnel et maintenant personnel … de là à penser que nous sommes ici au cœur du monde, il n’est pas impossible que certains le pense ainsi ….

Pour finir on retiendra le régime des trois lois qui nous dit-on restent dans toutes les têtes : Moore’s law ; Metcalfe’s law et Cooper’s law.

 

Identite numerique : le projet FC² se dote d’un site Internet

30 avril 2008

Le projet FC² - Fédération de Cercles de Confiance et usages sécurisés de l’identité - dont Copilot Partners assure l’assistance à maîtrise d’ouvrage s’est doté d’un site Internet qui permet d’accéder à un premier niveau d’information (http://www.fc2consortium.org).

Pour mémoire ce projet est soutenu par les pôles de compétitivités System@tic et TES et se propose de concevoir une plate-forme complète permettant le développement sécurisé de nouveaux services électroniques basés sur la gestion transparente et fédérée d’identités. Porté par un consortium d’une vingtaines de sociétés, de plusieurs labs universitaires et avec la participation du Ministère de l’Intérieur, il porte sur quatre cercles de confiance : gouvernemental ; collectivités territoriales ; établissements financiers et opérateurs de téléphonies.  

A mi parcours de ce projet qui se terminera début 2010, des cas d’usages ont été validés qui vont alimenter le développement des premiers pilotes. 

Ce projet a pour enjeu d’illustrer l’apport en matière de définition et de mise en œuvre de modèles d’architectures de fédération d’identité interopérables (Liberty Alliance, Microsoft/Cardspace,) ; de mise en place d’une infrastructure dédiée pour les fournisseurs de service et de fourniture de services d’authentification forte et de gestion de la vie privée.  

e-administration

30 avril 2008

Le Syndicat Intercommunal pour l’Informatique Municipale (SIIM 94) qui intervient auprès des communes d’Arcueil, Gentilly, Ivry, Villejuif et Vitry pour les assister dans le choix, la mise en œuvre, l’exploitation et la maintenance de tout ou partie de leurs applications informatiques de gestion a confié à Copilot Partners et à la société Entr’Ouvert une étude relative à la spécification fonctionnelle d’un  « middleware » destiné à accéder à des “téléservices” hétérogènes dans un environnement Internet.

Analyse: la vraie raison de l’OPA de Microsoft sur Yahoo !

6 février 2008

BD11 - OPA Yahoo - Bill G  Dans son excellent blog, dont je recommande chaudement la lecture, Olivier Ezratty souligne les doutes que l’on peut avoir sur le bien fondé de l’OPA de Microsoft sur Yahoo.

Certes, tous les arguments avancés sont valides et comme toujours, tout dépendra de l’exécution de cette fusion si elle se réalise! Mais, me semble t-il, le problème ne se pose pas exactement de cette façon. La question de fond soulevée est celle-ci:  Microsoft a t-il vraiment le choix?

Depuis près de 20 ans, Microsoft vit avec deux obsessions:

  1. Diversifier son activité pour diminuer la dépendance de son revenu (et surtout) de son profit à Windows et Office
  2. Ne pas manquer la prochaine rupture technologique (les cimetières de l’informatique sont remplis de société nées sur une rupture et disparues ou rachetées sur la suivante)

Sur le premier point, la machine Microsoft qui fonctionnait sur 2 cylindres (Windows et Office) tourne désormais sur 3 (avec l’activité Servers and Tools), et bientôt sur 4 si l’activité Entertainment (financée à perte sur fonds propres depuis 15 ans quand même!) confirme sa profitabilité sur le prochain exercice fiscal.

Online services? Microsoft still doesn’t get it !

Sur le deuxième point en revanche, le tableau est beaucoup plus sombre. Microsoft n’a vu venir la révolution Internet qu’à la dernière minute  [je suis bien placé pour le savoir ;-) ] et, en dépit des milliards injectés, ‘Microsoft still doesn’t get it‘ pour dire tout haut ce qui se murmure tout bas.

A l’exception notable d’Hotmail (une acquisition dont tout le monde disait à l’époque qu’elle était insensée et exagérément onéreuse) et de Messenger, voire d’Internet Explorer, Microsoft donne l’impression de regarder les trains (TGV?) passer depuis 15 ans .
Dans le search, sa part de marché est tombée en 3 ans de 16% à moins de 10% et le nouveau Live search n’a rien changé! Microsoft n’a pas anticipé la montée des réseaux sociaux (le Web2.0), sans parler d’ Office Online!

Sur tous ces sujets, sa stratégie habituelle de meilleur suiveur est inopérante: pas de compréhension des tendances du marché, un processus de développement historique  inadapté qui conduit systématiquement à un mauvais time to market.

‘The network is the computer’

Le hic, c’est que ce cinquième cylindre de la machine Microsoft (Online Services) qui cafouille tant est celui qui conditionne une bonne partie de la croissance (le fameux marché publicitaire) mais surtout  l’avenir de cette industrie.

Progressivement, le réseau devient le système d’exploitation - ‘The network is the computer’ proclamait Sun, qui ironie du sort est devenu presqu’un figurant - marginalisant progressivement le rôle de l’OS sur les machines! Dans la foulée, les applications se consomment de plus en plus en ligne (le fameux SASsoftware as services’): widgets, web services, applicatifs en ligne, etc. D’ailleurs la bataille est déjà bien engagée sur le mail !
Même si cette évolution affecte encore peu Microsoft dans ses revenus le renversement de tendance peut  être rapide.

L’enjeu n’est donc pas tant le marché publicitaire issu du search (quand même nécessaire pour nourrir la croissance) mais bien la maîtrise d’une industrie engagée dans une transformation radicale.

Pourquoi Yahoo ?

Et comme dans toute industrie, le 3ème est généralement amené à jouer un rôle marginal  derrière 2 leaders qui se partagent le gros du marché, l’urgence est donc à l’offensive ! Puisque rien de significatif n’est sorti en interne en 13 ans, il faut donc une acquisition externe.

Certes l’étoile de Yahoo a pâli, mais en contrepartie la société est à un coût d’acquisition abordable. Mais attention aux contresens: si la capitalisation de Yahoo a chuté, c’est essentiellement en raison de sa difficulté à monétiser son audience, car sa part de marché résiste aussi bien sur son portail que sur le search  (dans le search, elle a même augmenté sur décembre au détriment de … Google).

Que peut apporter Yahoo à Microsoft ?

  1. Avant toute chose la compétence d’ équipes grandies au coeur de l’internet avec un vrai management légitime (à condition que l’hémorragie cesse)  pour conduire l’une des transformations les plus radicales au sein de Microsoft: insufler de nouvelles méthodes de développement au coeur du géant de Redmond!
  2. Un acteur Internet de poids avec une audience considérable dans le mail, la recherche et les portails. J’aurai l’occasion de développer dans un autre post pourquoi il faut relativiser l’ importance du search.
  3. Des opérations implantées dans la Silicon Valley qui permettront à Microsoft d’être enfin au coeur de l’actualité Internet plutôt qu’à la marge, isolée dans les brumes de Seattle
  4. Une marque prestigieuse (55ème marque globale au classement interbrand) qui peut permettre de mieux organiser la dualité entre un fournisseur de technologie, et une marque Grand public fournissant des services aux consommateurs, au risque parfois de cannibalisation.

What else ?

Le timing est idéal: l’action Yahoo est au plus bas et la croissance des profits de Microsoft remédiera dans l’immédiat à la faible rentabilité de Yahoo, le temps de restructurer l’ensemble.

Pour autant, fusionner deux sociétés avec des cultures assez différentes ne sera pas simple. Olivier a raison de garder l’oeil sur les nuages à l’horizon. On peut craindre le pire.

Mais Microsoft a t-il un autre choix ?

Edition en ligne, mode d’emploi

5 février 2008

Si vous lisez ces lignes, il y a de fortes chances que vous sachiez déjà ce qu’est l’édition en ligne.

De manière étonnante, personne ne s’était encore lancé dans la rédaction d’un ouvrage récapitulant les facettes de ce métier.
Au Geste (Groupement des Éditeurs de Service en Ligne) le sujet les démangeait déjà depuis quelques années. D’autant plus que le développement successif des blogs, des wikis, des réseaux sociaux et des agrégateurs de tout poils y rajoutait du piment !

Comment en effet rassembler sous un BD10 - Edition mode d'emploi - Couverturemême étendard, éditeurs de Presse, éditeurs de petites annonces, de musique ou de plateformes de réseaux sociaux ? Comment positionner des sujets aussi brûlants que la responsabilité juridique dans un cadre réglementaire mouvant, les enjeux économiques avec des modèles d’affaires encore incertains?

Donc, le Geste a plongé et vient de publier ce petit ouvrage de synthèse, immédiatement disponible sur son site ou celui de Victoires Editions.

En plus ils ont eu la bonne idée de nous choisir pour l’écrire !

E-commerce, le Père Noël n’est plus une ordure

31 janvier 2008

Depuis le règlement judiciaire de la triste affaire pèrenoel.fr à l’ère folle de la bulle Internet, il y a belle lurette que l’on sait, qu’en matière de commerce électronique, le Père Noël n’est plus une ordure!

BD08 - Père Noel E-commerce 2007

L’Acsel (Association pour le Commerce et les Services en Ligne) puis la Fevad (Fédération des Entreprises de Vente à distance) ont publié successivement leurs chiffres, ce qui présente l’avantage de permettre un éclairage stéréophonique, les deux baromètres se complétant à merveille.

Selon Mediamétrie, 2 internautes sur 3,  soit 20 millions de personnes achètent désormais en ligne. Le commerce électronique peut être estimé à 16 Milliards d’euros en France en 2007 et même 19 Mds€ en comptant les services en ligne (voyage, services financiers, etc…)

3 enseignements peuvent être tirés:

  1. la croissance de l’e-Commerce ne se ralentit pas. Elle est en France de 37% pour 2007. Sur le marché américain, pourtant beaucoup plus mature elle a tout de même été de 28% dans la même période! Elle est la résultante du nombre des nouveaux accédants à Internet, de la croissance du nombre d’achat individuels dans l’année, ainsi que celle du panier moyen (93€)!
  2. Le phénomène du “long tail” devrait produire ses effets en 2008:  70% du commerce en ligne reste encore fait en 2007 par les 20 plus gros sites. Mais le nombre croissant de PME qui commercialisent en ligne (2 nouveaux sites d’e-commerce se créent  chaque  minute en France) devrait progressivement rééquilibrer la contribution des PME au chiffre d’affaire global du e-commerce.
  3. La satisfaction est en hausse, ce qui présage bien de l’avenir. La période de Noël est traditionnellement une période à grosse contribution (4 cadeaux sur 10 ont été achetés en ligne), mais aussi à risque (la  date fatidique du 24 décembre à ne pas manquer)! En 2007, la satisfaction qui avait déjà fait un bond l’année dernière a continué de progresser (96,9%), preuve que le dialogue constant entre les E-commerçants, la poste et les entreprises de logistique a été payant!

IA ?

24 janvier 2008

Notre petit monde technologique, qui n’est pourtant pas avare de concepts ni de mots ronflants pour annoncer urbi et orbi les moultes promesses (vraies ou fausses) de la fée Internet, peine à trouver l’expression juste qui puisse nous faire comprendre de manière simple la réalité de cette évidence : l’internet est aujourd’hui un des piliers de nos vies quotidiennes.

Que constate-t-on ? Pour faire BD09 - IA - Internet ambiant & lapinscourt (la loi du blog), d’une part un réseau (ou plus exactement des réseaux) toujours plus largement disponibles, toujours plus haut débit et d’autre part une demande des utilisateurs à accéder “anywhere, anytime” à des services sans couture sans se soucier de savoir s’ils sont ou non en situation de mobilité, s’ils sont ou non au boulot ou à la maison, s’ils sont ou non à une heure ouvrable.

… ajoutez à cela une filière de professionnels (prestataires de services, opérateurs techniques, facilitateurs, de tous ordres, …) à même de faire fonctionner le tout et on dispose d’un Internet ambiant ! CQFD

Bill, l’homme qui voulait vivre sa 2ème vie

14 janvier 2008

Copie de BD06 -  BillG CES2008 Gris.JPG a Copie de BD06 -  BillG CES2008 Gris.JPG b

Rideau, Bill raccroche!

C’est un humoriste britannique qui disait que la célébrité c’était se démener toute sa vie pour être connu, et porter ensuite des lunettes de soleil pour éviter d’être reconnu.

A propos de Bill Gates, on pourrait transposer cette affirmation en faisant remarquer  que la richesse, c’est se démener  la première partie de sa vie pour amasser l’une des plus grosses fortunes au monde, pour   la dépenser généreusement ensuite.

Donc, Bill raccroche vraiment. Rideau! C’est ce qu’il est venu rappeler au Consumer Electronic Show (CES),  la grand-messe de l’industrie electronique Grand Public à Las Vegas, lors de son dernier Keynote Speech. Il quittera Microsoft en Juillet à la fin de son exercice fiscal.

La prochaine Digital Decade ? connecter les gens !

En une heure de show Bill Gates a donné sa vision des années à venir. “Circulez, y a rien à voir!” disent déjà les esprits chagrins. A vous de vous faire votre propre idée néanmoins. Et pour ceux qui n’ont pas le temps, en voici un court résumé.

La première “Décade digitale” a permis d’accroitre le parc de PC d’un milliard d’unités, de connecter sur les réseaux mobiles 40% de la population mondiale, et d’offrir le haut débit à 250 Millions de personnes. Elle a bouleversé l’industrie des médias: l’édition, la presse et les magazines sont au milieu du gué; l’industrie de la photo est désormais totalement numérique, celle de la musique et de la vidéo suivent.

Et La prochaine décade ? Simple. Elle permettra de mieux connecter les hommes entre eux (ça y est, Bill vient de découvrir le Web 2.0 ! poursuivent les esprits toujours chagrins) avec trois grandes tendances :

  1. Le développement de contenus haute définition, désormais protéïformes, présents directement sur les surfaces des bureaux ou projetés sur des murs, avec des représentations en 3D qui transformeront l’expérience d’achat en ligne et les contacts via les réseaux sociaux.
  2. L’accès aux services se généralisera à tous les terminaux (La TV bien sûr, l’automobile, le fameux frigo connecté, mais aussi la table basse du salon avec Microsoft Surface etc…) qui de surcroît vous faciliteront la vie car ils connaîtront votre contexte
  3. Enfin, l’interface utilisateur limitée jusque-là aux claviers et aux écrans tactiles va évoluer considérablement:  reconnaissance vocale , surfaces intelligentes analysant les objets et les gestes(allez voir c’est assez spectaculaire), capture des mouvements (la Wiimote n’est que le début)… Bref on n’a pas fini de s’enthousiasmer !

I’m a Rich lonesome Bill, and a long long way from home

Et Bill, que va t-il faire maintenant ? BD07 -  portrait BillG CES2008 N&B

Pour le savoir, je vous conseille le petit clip en clin d’oeil où Bill contacte ses copains pour évoquer son proche avenir: Bono, George Clooney Barack Obama, Hillary Clinton, Al Gore - mais pas Bush tiens ;-) - pour finir en musique!

Au final, Bill prendra ses fonctions à temps complet en juillet au sein de la Foundation Bill & Melinda Gates. Une fondation dirigée par une vraie iron Lady, Patty Stonesifer. J’ai eu l’occasion de travailler dans sa division à l’époque où elle était chez Microsoft. On peut compter sur elle pour que les 37 Milliards de dollars (quand même) de la fondation soient utilisés à bon escient!

Alors Bill va t-il vraiment abandonner le logiciel ? Il nous a quand même livré une confidence: sur les programmes de développement de la santé et de l’éducation, il va continuer à s’intéresser au logiciel !